9 trucs sur lesquels j’ai changé d’avis en 5 ans de personal branding
#222 Ou ce que l'expérience a fini par confirmer (ou infirmer).
Hello,
Bienvenue dans cette édition #222 des Persos de Maud ! On est désormais 24,403 dans cette newsletter. Que tu sois là depuis le début, ou que tu viennes de me découvrir, merci de me lire ❤️.

Si ce n’est pas déjà fait, tu peux aussi :
Découvrir ma 2ème newsletter “Journal d’une écrivaine”.
Te rendre visible en sponsorisant cette newsletter.
Découvrir le Programme Linkedin pour Indépendants.
Découvrir mes services de coaching personal branding.
Et zé barti 👇
Au programme
Prise de recul
« La régularité est la clé de la réussite »
« Je ne mettrai jamais moins d’1h30 à écrire un post »
« L’irrégularité n’affecte pas mon taux d’ouverture »
« Plus tu crées, plus tu progresses »
« Le sponsoring est la stratégie la plus rentable sur le long terme »
« Plus d’abonnés, c’est plus de chiffre d’affaires »
« Une fois les 10k abonnés dépassés, c’est plus facile »
« Répondre à une critique est contre-productif »
« Être lisse ne marche pas »
Ce sur quoi je n’ai pas changé d’avis
Prise de recul
Ça fait maintenant 5 ans que je crée du contenu et que je coache des entrepreneurs sur le personal branding.
5 ans, ce n’est pas grand-chose à l’échelle d’une carrière. Mais sur Internet, c’est assez pour prendre du recul. Et assez pour changer d’avis.
Je ne parle pas ici des avis que j’ai changés parce que l’algorithme, les tendances ou le marché. Ce n’est pas changer d’avis, c’est s’adapter.
Je parle de ce que l’expérience a fini par me confirmer.
Ou m’infirmer.
Alors, rien que pour vous, j’ai relu mes anciennes éditions, et j’ai noté tous les endroits où la Maud d’aujourd’hui n’est plus d’accord avec la Maud d’avant.
Voici ce que ça donne.
1/ « La régularité est la clé de la réussite »
En 2022, j’écrivais : « Tenir la régularité, c’est évincer 90% de tes concurrents. »
Je ne dis pas que c’est faux. La régularité est effectivement un pilier. Mais ce que je ne dirais plus, c’est que c’est LA clé.
La vérité, c’est que qu’entre deux, j’ai vu des gens publier tous les jours pendant des années, sans que rien ne décolle. Une stratégie de personal branding est un système beaucoup plus complexe qu’une simple habitude de publication.
La régularité est une condition, mais ce n’est pas une garantie.
2/ « Je ne mettrai jamais moins d’1h30 à écrire un post »
Pendant longtemps, je mettais entre 1h et 3h à écrire un post Linkedin. Et j’étais persuadée que ce temps était incompressible. En 2023, j’écrivais même : « je ne crois pas qu’on puisse pondre un article de 1500 mots approfondi en moins de deux heures. »
L’expérience m’a donné tort.
Écrire ne devient pas plus facile avec le temps. Mais on va définitivement plus vite. Le muscle se construit, et ce qui me prenait entre 6h et 8h me prend aujourd’hui entre 2h30 et 4h.
Si chaque post vous coûte deux heures, ce n’est pas le signe que vous n’êtes pas fait pour ça. Ce n’est pas non plus le signe que vous ne ferez jamais mieux. C’est le signe que vous êtes en train d’apprendre.
3/ « L’irrégularité n’affecte pas mon taux d’ouverture »
À la 100ème édition des Persos de Maud, j’ai écrit fièrement que mon taux d’ouverture de la newsletter n’avait pas bougé malgré le fait que j’avais été irrégulière sur le jour et l’heure d’envoi. J’en concluais que : « ce qui impacte vraiment le taux d’ouverture est la réputation de la personne qui l’envoie ».
Oui, je pense toujours que la réputation de la personne qui l’envoie est le facteur numéro 1 pour le taux d’ouverture.
En revanche, ce n’est clairement pas le seul.
Les mois ont passé, et mon taux d’ouverture a fini par baisser légèrement et progressivement.
Et je pense que le fait de ne plus publier systématiquement le même jour à la même heure y est pour quelque chose. Le rendez-vous fixe crée une habitude chez le lecteur, et cette habitude est plus fragile que je le croyais.
4/ « Plus tu crées, plus tu progresses »
Pendant des années, j’ai défendu l’Equal Odds Rule : « La qualité n’est qu’une conséquence de la quantité. »
Sauf que j’ai vu des gens créer beaucoup, et longtemps, sans jamais progresser. Ils produisent toujours la même chose. Ils n’itèrent pas, ils n’innovent pas, donc ils n’apprennent pas. Ils confondent répéter et s’entraîner.
Avec l’IA, c’est encore plus flagrant. On peut désormais générer des dizaines de posts par semaine sans rien apprendre du tout.
La quantité fait progresser à une seule condition : que chaque contenu serve à tester quelque chose.
5/ « Le sponsoring est la stratégie la plus rentable sur le long terme »
En 2022, quand j’ai listé les stratégies pour monétiser une newsletter, j’écrivais : « Ouvrir sa newsletter aux sponsors est probablement la stratégie la plus rentable sur le long terme. »
Ce que je ne voyais pas, c’est la charge mentale du modèle.
Démarcher, négocier, relancer, rédiger les encarts, tenir les deadlines des autres. Le sponsoring est un métier commercial caché derrière un métier créatif. Et il ne devient réellement rentable qu’avec une très grosse audience.
J’accepte toujours des sponsors. Mais le moteur de ma monétisation, c’est l’upsell vers mon coaching et programme, et c’est clairement plus rentable car cela ne demande pas d’effort supplémentaire.
6/ « Plus d’abonnés, c’est plus de chiffre d’affaires »
À mes débuts, je pensais un peu naïvement que la croissance du chiffre d’affaires suivrait celle de l’audience.
Et, oui, c’est corrélé, mais ce n’est pas proportionnel.
Mon audience a été multipliée par 10 depuis 2022. Mon chiffre d’affaires, lui, n’a pas suivi la même courbe. Plus d’audience ouvre plus de portes et amène plus de crédibilité. Mais la conversion dépend de votre offre, de votre positionnement et de votre cible. Et le chiffre d’affaires dépend surtout de votre business model et de votre funnel de vente. Pas de votre nombre d’abonnés.
7/ « Une fois les 10k abonnés dépassés, la croissance devient plus facile »
En 2023, au moment de franchir les 10k abonnés sur Les Persos de Maud, j’écrivais : « je crois sincèrement qu’il y a un cap psychologique aux 10,000 abonnés. Dans la tête des gens, tout d’un coup, tu es quelqu’un à “suivre”. »
C’était ce qu’il m’était arrivé sur Linkedin, donc je pensais que la même chose allait se produire pour la newsletter.
Mais un an et demi plus tard, au moment où j’ai passé les 20k abonnés, j’ai bien vu que je m’étais plantée. L’acquisition n’est pas devenue plus facile après le palier.
Aujourd’hui, j’apporterai plus de nuances :
Oui, le cap des 10k abonnés donne une petite impulsion.
Mais cette impulsion n’est pas la même en fonction du réseau sur lequel on est (par exemple, pour la newsletter, pas certaine que ça joue autant).
Et il ne faut surtout pas croire qu’il s’agisse d’un cap magique après lequel la machine tourne toute seule.
Sur Linkedin, finalement, si j’ai observé une croissance plus rapide, ce n’était pas dû au cap magique des 10k, c’était surtout dû aux posts viraux que je continuais de publier.
8/ « Répondre à une critique est contre-productif »
En 2022, sur les critiques et haters, j’écrivais que : « l’ignorance est la meilleure stratégie. Communiquer, c’est l’alimenter. »
Je pense toujours que répondre à un hater coûte énormément d’énergie. Mais j’ai fini par observer autre chose : chez certains, la confrontation fait partie de la stratégie de personal branding.
Prenons Anthony Bourbon. Il n’hésite pas à défoncer publiquement ses détracteurs, et ça marche pour lui. Il se nourrit du débat. C’est cohérent avec son personnage, sa cible, et son positionnement.
Ce n’est pas mon style. Mais je ne peux plus dire que c’est contre-productif. C’est un choix stratégique comme un autre.
9/ « Être lisse ne marche pas »
En 2022, j’étais assez convaincue qu’un discours qui ne froisse personne ne pouvait pas percer.
Et puis j’ai observé des contre-exemples. Yoann Lopez. Matthieu Dardaillon. Hugo Décrypte. Des créateurs qui font de la visibilité sans se mettre qui que ce soit à dos (ou du moins pas trop, ou pas volontairement).
En revanche, ils mettent le paquet sur la vulgarisation de contenus profonds et complexes, le décryptage de l’actualité, ou la recherche d’informations innovantes et peu lues ailleurs.
Être clivant est un levier, mais ce n’est pas le seul.
Ce sur quoi je n’ai pas changé d’avis
Jeff Bezos dit : « On me pose très souvent la question : “Qu’est-ce qui va changer au cours des dix prochaines années ?” C’est une question très intéressante et très fréquente. En revanche, on ne me demande presque jamais : “Qu’est-ce qui ne changera pas au cours des dix prochaines années ?” Or, je soutiens que cette seconde question est en réalité la plus importante des deux, car on peut bâtir une stratégie d’entreprise autour de ce qui reste stable dans le temps. »
Alors, je finirai sur quelques opinions que j’ai gardé ces 5 dernières années, et qui, selon moi, seront encore valables dans 5 ans :
Ne pas se positionner coûte dix fois plus cher que de changer de positionnement.
Mieux vaut être n°1 d’une micro-catégorie que n°2135 d’un gros marché.
Le vrai blocage en écriture est psychologique, pas technique.
Un abonné newsletter vaut beaucoup plus qu’un abonné réseau social.
Un format qui épuise n’est jamais stratégique.
La peur du jugement se vainc par l’exposition.
La vulnérabilité est une force : c’est parce qu’on parle de ses échecs que ses succès sont crédibles.
Le prix dépend de la valeur perçue, pas de la qualité.
Le but du jeu est de rester dans le jeu.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ❤️.
Maud
PS : et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires !
Un grand merci aux entrepreneurs de la communauté qui ont soutenu cette édition :
Paloma, pour les indépendants dont le site ne reflète plus ce qu'ils valent vraiment.
Le Concentré Vélo, la newsletter pour faire grandir sa culture vélo... sans un mot sur le Tour de France.
👉 Si tu veux faire partie des prochains sponsors de cette newsletter, tu trouveras toutes les infos en cliquant ici.


