À ceux qui s'autocensurent.
#197 Ou pourquoi vos meilleurs posts restent dans vos brouillons.
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Les gens adorent s’autocensurer
Sauf que les histoires sont clés
Pourquoi on s’autocensure
Ce que je conseille de faire
Les gens adorent s’autocensurer
Hier, je lisais le post de mon client Victor qui démarrait très bien.
C’était le classique “j’ai quitté mon post du jour au lendemain, alors que j’avais un salaire à six chiffres”. Même si on a déjà tous lu ce type de post plusieurs fois, on ne s’en lasse pas, parce qu’on adore voir quelqu’un quitter une situation très confortable et comprendre pourquoi (par exemple, c’est exactement ce qui a fonctionné dans mon dernier post Linkedin). Si vous voulez mon avis, c’est parce que beaucoup de gens se sentent coincés dans leur job, voudraient s’en échapper, mais n’osent pas le faire. Ils cherchent alors confirmation qu’ils font bien, ou pas, en lisant ce genre d’histoire.
Mais revenons au post de Victor.
Au bout de la cinquième ligne, je vois tout de suite le problème. Il faisait le bilan de son job. Il racontait les leçons qu’il avait apprises. Il remerciait ses collègues. Mais il ne nous disait pas la raison pour laquelle il avait quitté son job. Il ne racontait pas l’histoire.
— Pardon, mais… pourquoi tu as quitté ton job du coup ? lui ai-je demandé.
— Ben… parce que c’était une relation hyper toxique avec mon patron. Mais ça, je ne peux pas le dire sur Linkedin.
Autocensure.
Sauf que les histoires sont clés
Il y a cinq ans, vous auriez débarqué sur n’importe quel réseau social avec une stratégie de contenu en mode “5 raisons de se lancer dans X”, ou “les 7 erreurs que je vois le plus souvent dans (domaine)”, je vous aurai dit GO. Pareil pour Victor, un post assez conventionnel de remerciement et de leçons aurait pu passer.
Mais aujourd’hui, avec l’IA, Internet grouille de contenus de la sorte. Ce n’est plus suffisant pour se différencier. Non.
En revanche, la seule chose que l’IA ne saura probablement jamais faire, c’est de raconter des histoires. Chat GPT a beaucoup de connaissances, mais il n’a pas de corps. Il n’a pas d’émotions. Il n’a pas de vécu.
Pour se différencier, il faut que le propos soit :
spécifique
« Personne ne peut écrire un article décent sur la disparition des petites villes de l’Iowa ; ce ne serait que généralités et aucune humanité. L’auteur devrait écrire sur une petite ville de l’Iowa et raconter ainsi son histoire plus large, et même au sein de cette ville, il devrait réduire encore davantage son histoire : à un magasin, à une famille ou à un agriculteur. » — William Zinsser “On Writing Well”subjectif
« Vous ne pouvez espérer séduire quelqu’un par la force de votre écriture tant que cela ne vous est pas arrivé. » — Stephen King
concret
« Ne me dis pas que la lune brille ; montre-moi le reflet de la lumière sur le verre brisé. » — Anton Chekhov
Et pour ça, il faut accepter de raconter exactement ce qu’il s’est passé.
Pourquoi on s’autocensure
Mais voilà, parfois, ça coince.
C’était le cas de Victor il y a quelques jours, mais honnêtement, c’est une situation que j’ai croisée plus d’une cinquantaine de fois avec des clients.
On m’a sorti un tas de raisons à pourquoi “je ne peux pas dire ça sur les réseaux”. Pour ne vous en lister que quelques-unes :
Parce que mon ancien patron me suit sur les réseaux, et je ne veux pas qu’il voie ça. Je ne veux pas m’attirer des ennuis.
Je ne veux pas passer pour la victime.
C’est chaud de dire ça devant mes employés. Ça va leur faire peur / les démoraliser / les énerver / (entrer n’importe quelle autre émotion ici).
J’ai peur de ce que va penser mon ami.
Mon mec / associé / père / pote / …. ne veut pas que j’en parle.
Et toutes ces raisons sont rationnelles. Mais aucune n’est vraiment valable. Et surtout, aucune ne dépend de l’auteur. C’est de la peur.
Or, comme le dit Steven Pressfield dans “The War of Art” :
« La peur est une bonne chose. Tout comme le doute, la peur est un indicateur. La peur nous dit ce que nous devons faire. Rappelez-vous notre règle d’or : plus nous avons peur d’un travail ou d’une vocation, plus nous pouvons être sûrs que nous devons le faire.»
Ce que je conseille de faire
Le truc que j’observe le plus souvent, c’est qu’un client démarre un post, et s’autocensure en plein milieu car “il ne peut pas dire ça sur les réseaux”.
Et de ce que je remarque, ce genre de situation n’arrive pas n’importe quand.
En général, ça arrive quand il se passe quelque chose d’important. On quitte un job. On vit un deuil, une rupture, un déménagement, un licenciement, une revente, une chute de performance. Bref, il se passe quelque chose dans votre vie, quelque chose qui prend beaucoup de place. Tellement de place, que c’est partout dans votre tête. Mais pour une raison X ou Y, vous avez décidé que cette chose ne peut pas être partagée.
Le problème, c’est qu’une fois qu’elle est là, il faut en faire quelque chose. Sinon ça revient. Je vois beaucoup de clients qui “comme par hasard”, n’ont plus d’inspiration au même moment. C’est comme si tout leur corps ne voulait vraiment dire qu’une seule chose, mais que, comme leur tête disait non, alors tout leur système se met en grève.
Étape 1
Alors, la première action que je recommande à mes clients dans ces moments-là, c’est d’écrire cette histoire. Le faire pour soi. Sans s’imaginer qu’elle sera publiée. Juste l’écrire et raconter tout ce qu’il s’est passé.
Étape 2
Une fois que vous l’avez écrit, normalement, vous devriez être plus léger. L’inspiration devrait revenir sur d’autres contenus. Et maintenant, on peut objectivement se poser la question de si le post est effectivement publiable ou non.
Étape 3
- Si vous décidez que non, alors laissez-le simplement dans vos brouillons. Et revenez dessus dans trois mois. Peut-être que vous aurez changé d’avis.
- Si vous hésitez, sachez qu’il y a des manières de “masquer” des faits. Vous pouvez changer la date. Changer le nom, le sexe, l’âge des personnes. Changer le lieu. Par exemple, croyez-vous que mon client s’appelle vraiment Victor et que ça s’est passé hier ?
- Et si, finalement, en le voyant écrit, vous vous sentez le courage de le poster, alors foncez.
De mon expérience, toutes les fois où j’ai eu peur de poster, ce sont les fois où il s’est vraiment passé quelque chose.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ❤️.
Maud
PS : et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires !
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