Hello,
Bienvenue dans cette édition #228 des Persos de Maud ! On est désormais 24,522 dans cette newsletter. Que tu sois là depuis le début, ou que tu viennes de me découvrir, merci de me lire ❤️.

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Au programme
Deux cent vingt-huit
Le chapitre
La question
Les lecteurs
Ma vie
L’actualité
L’accroche
L’assistant
Mot de la fin
Deux cent vingt-huit
Il y a deux choses que vous devez savoir sur moi :
La première, c’est que ça fait 228 semaines que j’écris et publie Les Persos de Maud et qu’en quatre ans, je n’ai loupé qu’une seule semaine.
La deuxième, c’est que je ne sais jamais ce sur quoi je vais écrire avant de me planter devant mon cahier (ou mon ordinateur, ça dépend des phases).
Et pourtant, sur 228 semaines, comme beaucoup de gens très normaux, j’ai rencontré beaucoup de problèmes très normaux. Règles douloureuses, nuits trop courtes, ruptures amoureuses et amicales, doutes, deuils, peurs, vacances, flemmardise, problèmes de santé…
Et dans l’écriture, tous ces petits problèmes se matérialisent en un seul maxi-problème : la page blanche.
Ou le “je n’ai pas d’idée”.
Phénomène que je connais très bien et qui m’arrive un peu trop souvent, comme aujourd’hui par exemple. Alors que je rédige ces mots, je n’ai pas d’inspiration. J’avais bien discuté d’une idée de newsletter avec mon assistant éditorial la semaine dernière. Mais maintenant que je suis face à mon clavier, bof, cette idée ne me fait plus du tout rêver.
Alors, je fais ce que je fais toujours dans ces moments-là : le tour de toutes les sources d’inspiration que j’ai utilisé par le passé pour trouver des idées à la dernière minute.
C’est ce que j’ai décidé de vous partager aujourd’hui.
1/ Le chapitre
Revenons au tout début de cette newsletter.
Une semaine après le lancement des Persos de Maud, une éditrice d’Eyrolles m’a contacté pour me proposer d’écrire un livre sur le personal branding.
J’ai longtemps hésité.
Et puis j’ai pensé que j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups : chaque édition de ma newsletter serait un bout de chapitre, testé publiquement avant d’atterrir dans le manuscrit.
Pendant des mois, ça a très bien marché. La contrainte m’a donné des dizaines d’idées que je n’aurais jamais eues autrement, et elle m’a forcée à structurer ce que je pensais vraiment du personal branding.
Et puis j’ai arrêté le livre en plein milieu (je vous avais raconté pourquoi ici).
Avec le recul, la méthode avait de toute façon une limite. On ne lit pas une newsletter comme on lit un livre. Un chapitre suppose qu’on a lu le précédent. Une édition doit tenir debout toute seule, pour quelqu’un qui vous découvre ce matin-là.
Même si aujourd’hui il m’arrive encore de trouver des idées en me demandant quel chapitre de livre je n’ai pas encore écrit, sans manuscrit à remplir, il a tout de même fallu chercher ailleurs.
2/ La question
La deuxième source d’inspiration est arrivée avec le business et les clients.
Si comme moi, vous avez un job qui vous permet d’être en contact très rapproché avec vos clients, alors c’est une bénédiction pour votre création de contenu. Chaque question, hésitation, incompréhension, ou réflexion est une source d’inspiration pour une newsletter.
Ce à quoi je fais particulièrement attention, c’est aux répétitions.
Une question isolée relève de la situation particulière de la personne. Mais quand la même question revient chez des gens qui ne se connaissent pas, ça devient un signal fort (Si vous n’avez pas de clients, ça fonctionne aussi très bien avec les commentaires sous vos posts).
Alors, quand je cherche une idée, je fais le tour mentalement de mes trois dernières semaines de coaching. Que m’ont dit les gens ? Est-ce qu’il y’a quelque chose qui revient ?
Une fois sur deux, je trouve une idée comme ça.
Et puis il y a les semaines où, comme celle-ci, je suis en vacances et je n’ai pas mis les pieds dans un Google Meet depuis Mathusalem.
3/ Les lecteurs
Pendant un moment, j’ai beaucoup utilisé mes lecteurs.
Au tout début des Persos de Maud, dans l’e-mail de bienvenue, je posais une série de questions amenant chaque nouvel abonné à me dire ce qui l’intéressait dans le personal branding et les blocages qu’il rencontrait.
Là aussi, quand 10 personnes évoquent le même challenge, c’est un indicateur fort qu’il y a quelque chose à creuser.
Autre source dans la même veine : dès que je rencontre quelqu’un qui lit régulièrement ma newsletter, je lui demande ce qu’il a aimé et ce dont il voudrait que je lui parle. Si vous avez le temps de vous asseoir 15min avec un lecteur, vous verrez qu’il finit toujours par vous révéler pleins d’informations intéressantes.
Ceci étant dit, je vous encouragerai à ne pas tout le temps répondre aux demandes de vos lecteurs non plus. L’année dernière, alors que je sollicitais l’avis des abonnés payants, l’une d’entre elles m’a répondu qu’elle n’avait pas de sujet et tête, et que c’était à moi de savoir. Elle s’était abonnée pour ma vision, avait confiance en moi, et voulait que j’écrive sur des sujets qu’elle n’imaginerait pas d’elle-même.
Dans sa masterclass, Anna Wintour dit un peu la même chose. Selon elle, pour être un leader, il faut aussi accepter de prendre des risques parfois quitte à surprendre, choquer, ou aller à l’encontre de certains lecteurs.
4/ Ma vie
Parfois, il m’arrive des choses qui ressemblent à ce que vivent mes clients.
Un lancement qui ne décolle pas. Une prise de parole que je repousse depuis trois semaines. Un mois où je n’ai plus envie de publier. Ou, comme aujourd’hui, le manque d’idées.
Attention, je ne raconte pas ma vie pour raconter ma vie. Personne n’a envie de lire mon week-end. Ce qui rend l’histoire intéressante, c’est le moment où elle cesse d’être la mienne : mon problème d’aujourd’hui est celui de mon lecteur depuis six mois.
Je ne fais qu’utiliser ma propre expérience pour répondre à une question client finalement.
Néanmoins, j’ai tendance à trouver ces newsletters un peu différentes, car elles me permettent souvent d’innover un peu plus sur le format et d’aller sur un terrain plus vulnérable. Et souvent, ce sont celles qui résonnent le plus.
5/ L’actualité
Quand on n’a pas de matière interne, il y a toujours la matière externe.
D’ailleurs, je dirais même que s’il se passe quelque chose d’important dans votre secteur, mieux vaut sauter sur le sujet car toutes les têtes sont déjà tournées dessus. Vous n’avez pas à créer l’intérêt, vous arrivez juste avec un angle.
Une plateforme change ses règles, une polémique agite le secteur, une campagne cartonne. Les marronniers comptent aussi : la rentrée, les bilans de fin d’année, les prédictions de janvier.
Le seul inconvénient de cette source d’inspiration, c’est aussi que c’est la plus périssable.
Une édition d’actualité est morte trois semaines plus tard, quand une édition de fond peut se recycler et continue de m’amener des abonnés deux ans après. Si vous voulez mon avis, ça se dose.
6/ L’accroche
Autre source d’inspiration très utile : les autres newsletters.
Si vous traînez aussi sur Substack, vous devez avoir le même problème que moi : des centaines d’articles enregistrés à “lire plus tard” que vous ne lirez probablement pas.
La bonne nouvelle, c’est qu’à défaut de les lire, vous pouvez les analyser.
Souvent, les articles qu’on sauvegarde sont des articles dont le titre/objet est bien rédigé et il peut éventuellement vous inspirer une idée de sujet.
Par exemple, l’article “15 Free Online Courses for Writers” m’a donné l’idée d’écrire “Ces 5 vidéos gratuites m’ont appris le storytelling mieux que n’importe quelle formation payante”.
Pas le même contenu, mais la même idée dans le fond.
7/ L’assistant
Dernière source d’inspiration un peu cheat code : mon assistant éditorial.
Depuis un an, un lundi sur deux, je brainstorme avec Mathéo sur des idées de sujets de newsletters. Parfois, j’ai des idées. Parfois je n’en ai pas.
Dans ce cas, il est là pour ça.
Il a lu des choses, vu des choses, des questions à me poser, des sujets sur lesquels il aimerait que je prenne la parole. C’est d’ailleurs exactement ce que je fais aussi pour mes clients, et ça aide vraiment.
J’ai écrit 182 newsletters sans l’aide de personne.
Je crois donc sincèrement que tout le monde peut réussir à écrire sans payer l’aide d’un assistant éditorial. En revanche, il est évident qu’au bout de +150 newsletters, l’énergie commence à s’essouffler, et que si vous pouvez vous le permettre, je vous conseille fortement de vous entourer.
Et si vous ne pouvez pas payer, entourez-vous d’autres écrivains de newsletters. Mettez une routine en place. Rencontrez-vous tous les lundis et brainstormez ensemble sur vos newsletters respectives.
Mot de la fin
Dans la vraie vie, j’utilise rarement ces sept sources une par une. Elles se superposent. Une question qui revient chez plusieurs clients me rappelle un truc que je traverse en ce moment, Mathéo me pose la bonne question dessus, et je finis par l’écrire avec un titre piqué à quelqu’un d’autre.
Alors, si vous vous asseyez un matin sans rien, voici les questions à vous poser :
Quel chapitre du livre (que vous n’écrirez peut-être jamais) n’avez-vous pas encore écrit ?
Qu’est-ce qui est revenu chez vos clients ces trois dernières semaines ?
Qu’est-ce qu’un lecteur vous a demandé récemment ?
Qu’est-ce qui vous arrive, à vous, en ce moment ?
Qu’est-ce qui bouge dans votre secteur en ce moment ?
Qu’est-ce que vous avez enregistré sans jamais le lire ?
À qui pouvez-vous poser la question ?
Une des sept finit toujours par répondre.
Gardez cette liste quelque part. Le jour où la page reste blanche, vous n’aurez pas à trouver une idée. Vous n’aurez qu’à faire le tour.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ❤️.
Maud
PS : et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires !


