Hello,
Bienvenue dans cette édition #227 des Persos de Maud ! On est désormais 24,535 dans cette newsletter. Que tu sois là depuis le début, ou que tu viennes de me découvrir, merci de me lire ❤️.

Si ce n’est pas déjà fait, tu peux aussi :
Découvrir ma 2ème newsletter “Journal d’une écrivaine”.
Te rendre visible en sponsorisant cette newsletter.
Découvrir le Programme Linkedin pour Indépendants.
Découvrir mes services de coaching personal branding.
Et zé barti 👇
Au programme
Avant de commencer
La stratégie
Le setup
Le lancement
La FAQ
Avant de commencer
Je suis quelqu’un de très lent pour prendre les décisions.
Mais très rapide une fois que la décision est prise.
Par exemple, pour cette newsletter, je n’ai plus le chiffre exact en tête, mais j’ai bien dû prendre 5 mois à me décider pour la lancer. En revanche, une fois que la décision était prise, j’ai mis une soirée pour trouver le nom, faire les set-ups Substack, rédiger et publier un post LinkedIn pour la lancer.
Une semaine après, j’envoyais ma première newsletter.
Depuis que je me suis lancée, j’ai croisé un paquet de personnes et de clients qui voulaient lancer une newsletter sans jamais réussir à passer à l’action. Probablement parce que le truc paraît trop compliqué.
Alors qu’il ne l’est pas.
En réalité, je suis persuadée que vous êtes à 5h de travail de lancer votre newsletter, (si vous le voulez vraiment).
D’ailleurs, si vous procrastinez ce sujet depuis un moment, peut-être que ma méthode quick and dirty tombe à pic car elle vous évitera de vous poser trop de questions — quitte à corriger le tir ensuite.
Dans cette édition, j’ai décidé de vous partager la liste que je donnerais à un client qui me demanderait aujourd’hui d’être en ligne au 1er septembre.
Elle se fait dans l’ordre. Chaque étape se termine par une case : quand vous pouvez la cocher, vous passez à la suivante.
La stratégie
Étape 1 : votre promesse
La première décision, c’est de trouver la promesse de votre newsletter.
C’est la seule étape sur laquelle je vous autorise à passer plus d’une journée.
Je vois des gens passer trois semaines sur une typographie et zéro minute sur ce que leur newsletter promet. Il faut faire l’inverse. La promesse ne détermine pas seulement votre page d’accueil, elle détermine ce que vous écrirez toutes les semaines.
Une bonne promesse dit trois choses : pour qui c’est, ce que vous faites, et ce que le lecteur y gagne.
La mienne : “toutes les semaines, je décrypte les mécanismes du personal branding pour vous aider à bâtir le vôtre.”
Celle de Snowball : “le média qui t’apprend à investir sur le long terme.”
« Ma newsletter parle de marketing » n’est pas une promesse, c’est un rayon de supermarché.
Le test que j’utilise avec mes clients est bête et méchant : dites votre promesse à voix haute à quelqu’un qui ne connaît rien à votre métier. S’il vous répond « d’accord, mais concrètement ? », ce n’est pas encore ça.
→ j’ai rédigé édition entière à ce sujet. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille vivement d’y faire un tour.
Bon à savoir
Tous les concepts ne grossissent pas à la même vitesse. Les newsletters qui promettent d’apprendre quelque chose de précis grossissent vite. Les newsletters de partage, comme mon Journal d’une écrivaine, grandissent beaucoup plus lentement. Ce n’est ni bien ni mal, mais autant le savoir maintenant plutôt que de vous décourager dans trois mois.
☐ Je peux dire ma promesse à voix haute, sans hésiter, à quelqu’un qui ne connaît pas mon métier.
Étape 2 : votre rythme
La deuxième décision, c’est le rythme.
Il n’y a pas de bonne fréquence. Tous les rythmes fonctionnent, y compris une fois par mois. Ce qui compte, c’est que vous teniez le rythme que vous avez fixé dans le temps, et que le format de votre newsletter corresponde au rythme que vous avez choisi. Un lecteur n’attend pas la même chose selon la fréquence à laquelle il vous reçoit :
Tous les jours : un contenu court. Seth Godin fait ça par exemple. Parfois une réflexion, parfois juste une citation, ou même une seule ligne. Mais tous les jours.
1 fois par semaine : un article de la longueur de mes newsletters habituelles (entre 800 et 1500 mots).
Toutes les deux semaines : ça peut devenir plus long, comme cette édition (autour des 3000 mots).
Une fois par mois : un dossier. Quelque chose de complet, de fouillé, recherché.
Si vous envoyez une fois par mois un texte de la taille d’un post LinkedIn, vos lecteurs seront déçus, même si le texte est bon.
Choisissez donc votre rythme en vous demandant ce que vous tiendrez la pire semaine de l’année. Celle où vous êtes malade, en déplacement, ou simplement à sec. Et calez le format là-dessus.
Ensuite, fixez le jour et l’heure, et mettez-les dans votre agenda jusqu’à la fin de l’année.
☐ J’ai un rythme, un jour, une heure, et un format qui correspond à ce rythme.
Étape 3 : votre monétisation
La troisième décision, c’est de savoir d’où l’argent viendra.
Bien évidemment, vous pouvez lancer une newsletter sans but de gagner quoi que ce soit, et c’est tout à votre honneur. Mais si la newsletter fait partie de votre stratégie business, alors, je vous invite vraiment à vous poser la question. Sinon vous risquez de passer des heures à produire quelque chose que vous aimez mais qui ne vous sert à rien.
Il y a quatre manières de faire de l’argent avec une newsletter :
L’upsell. Votre newsletter est gratuite et sert à vendre autre chose : du coaching, une formation, vos services. C’est le plus facile et le plus rentable pour commencer, parce qu’il ne demande pas une grosse audience, juste une audience qualifiée.
Les sponsors. Vous vendez des encarts comme un média. Mais les marques s’intéressent rarement à une newsletter de moins de 5 000 abonnés, sauf sujet très niche.
L’abonnement payant. Vous réservez une partie du contenu à ceux qui paient. Tout le monde y pense en premier, mais c’est le plus long à installer.
L’affiliation. Vous touchez une commission sur ce que vous recommandez.
Ce qui doit vous guider, c’est votre audience. Plus elle est niche, plus l’abonnement payant a du sens. Plus elle est large et curieuse, plus le sponsoring paie.
Vous vous demandez sûrement pourquoi trancher maintenant, alors que vous n’avez pas encore un seul abonné. Parce que ce choix change ce que vous écrivez. Une newsletter pensée pour le sponsoring donne tout gratuitement. Une newsletter pensée pour l’abonnement garde quelque chose. Ce ne sont pas les mêmes éditions.
→ J’ai détaillé les quatre modèles, avec les chiffres réels de plusieurs créateurs, dans Les 4 stratégies pour monétiser sa newsletter.
☐ Je sais lequel des quatre modèles je vise, et ce que ça implique pour ce que je publie.
Le setup
Une fois que vous avez passé la phase de stratégie, vous avez fait le plus dur. Tout ce qui suit peut être réalisé en quelques heures seulement.
Étape 4 : le nom
Ne vous prenez pas la tête avec le nom.
J’ai trouvé « Les Persos de Maud » en 10min. Je n’avais rien de mieux, alors j’ai pris ça. Au début, de toute façon, personne ne vous connaît, et vous pourrez toujours en changer.
Si je devais vous donner quelques conseils en revanche pour votre choix de nom, c’est de prendre quelque chose de :
Facile à dire
Facile à retenir
Facile à écrire
Facile à partager
Par exemple, “Les Persos de Maud” est certes, unique, mais ça ne dit rien du sujet que je vais aborder.
C’est la raison pour laquelle j’ai choisi le nom “journal d’une écrivaine” pour ma deuxième newsletter. C’est une deuxième espace pour incérer votre promesse et attirer les lecteurs visés.
Le nom vous donne votre adresse dans la foulée, puisque Substack vous demande un sous-domaine du type votrenom.substack.com au moment de créer la publication. Le nom de domaine personnalisé, lui, peut attendre.
☐ Mon nom est facile à dire, à retenir, à écrire et à partager, et il dit de quoi je parle.
Étape 5 : l’identité visuelle
Si vous avez déjà une marque, une identité visuelle, un site ou un LinkedIn travaillé, et que cette newsletter est celle de votre marque, vous n’avez aucune réflexion à avoir. Reprenez les mêmes couleurs, la même typographie, et passez à l’étape suivante.
Dans Substack, il y a trois réglages faciles à faire :
Tableau de Bord → Paramètres → Site Web → Modifier le thème
Si vous voulez au contraire quelque chose de séparé, alors là oui, vous créez une nouvelle identité.
Pour le logo, ne cherchez pas 12h à 14h. Une photo de vous fait très bien l’affaire (c’est ce que j’ai fait pour mes deux newsletter). Sinon, une lettre sur un fond de couleur marche très bien aussi.
Tout ceci peut s’affiner et se changer plus tard. Ce sont des choses sur lesquelles il ne faut surtout pas passer de temps au début.
☐ J’ai un logo et des couleurs, et je n’y ai pas passé plus d’une heure.



