"Dans les deux cas, ce qui est au cœur, c’est le besoin de paraître intelligent"
Cette analyse me semble plutôt réductrice du fait que l'écriture est plus complexe par certains que d'autres. Mélanger Proust, Balzac et fonctionnement du cerveau est... osé.
Finalement, je me demande d'ailleurs s'il ne s'agit peut-être pas d'une affirmation volontairement exagérée pour froisser des susceptibilités et ainsi générer des commentaires de quelques lecteurs outrés alimentant ainsi de buzz les fameux réseaux sociaux que vous évoquez comme étant la cible à privilégier aujourd'hui.
je partage le début de votre commentaire mais je me garderai bien de porter un jugement global sur l'autrice qui a certainement de belles qualités. Un texte ne définit pas toute une personnalité
La narration de Marcel Proust n’a pas vocation à avoir de l’impact sur Internet, mais à emporter, le lecteur dans une vraie symphonie littéraire. On peut lui préférer Zola, tout aussi brillant, mais avec un narratif plus accessible. Mais malheureusement, ceux qui ont de l’impact sur Internet n’écrivent pas. Ils font des copier coller de la soupe indigeste mal cuisinée par leur in intelligence artificielle.
Comparer Linkedin à Zola me semble un grand honneur pour 99% des contenus surtout à l’heure de Chatpt 😅
qu’on apprécie Proust ou pas ce qui marque dans les deux extraits c’est le style unique, pictural chez Zola, tortueux chez Proust, qui puise dans les richesses de la langue et incarne le propos du roman. À titre personnel je continue d’apprécier particulièrement les créateurs de contenus qui développent une patte singulière et parviennent certes à exprimer les idées de façon simple, mais dans une langue riche, créative. Et je suis sûre que sur Substack pour le coup, ils tirent leur épingle du jeu !
Je pense que toute écriture finira par trouver son lecteur. Il faut simplement comprendre le but de son écriture.
Moi, j’écris « comme Proust » – bon, pas vraiment, mais mes pensées sont abondantes et je ne les simplifie pas. Parce que je cherche un lecteur tout aussi complexe. Et je m’en fiche s’il n’y en a pas beaucoup.
Ensuite, j’ai écrit un livre sur la créativité et la consommation comme moteurs de la vie, avec pour objectif de raconter une théorie scientifique assez lourde dans un langage simple – pour que le plus de gens possible puissent la comprendre. J’y adopte un style d’écriture complètement différent.
Et puis il y a encore un autre public cible : les algorithmes de LinkedIn. Ce travail-là, je le confie aux robots 😄 Ils se comprennent mieux entre eux. Et les posts deviennent parfois plus populaires que ceux écrits par des humains.
Hello, je te signale juste une petite coquille : il est écrit 1985 au lieu de 1885 pour Zola. Je pense que, pour le coup, cela n'aura empêché personne de cerner ton propos, mais sait-on jamais.
J'en profite pour te dire que je suis complètement d'accord sur le fond (même si je suis rarement objective lorsqu'on me parle de Zola que j'aime d'amour). J'aimerais juste témoigner du fait qu'il est également délicieux de se perdre dans les pages de Proust une fois qu'on a réussi à entrer dans son univers - ce qui, certes, peut prendre un certain temps et ne se fait pas dans n'importe quel contexte !
J'aime beaucoup la notion de “système 1 vs système 2”. Sur les réseaux, on ne gagne pas parce qu’on est le plus brillant, mais parce qu’on est le plus clair. La simplicité n’est pas une perte d’intelligence, c’est au contraire une preuve de maîtrise.
Proust est universel mais c’est un peu réducteur, ce rapport psychanalytique à la mère. Il a dit bien d’autres choses, notamment cette démonstration que l’idée de l’amour est supérieure à l’amour, son analyse de la société, etc.
"Dans les deux cas, ce qui est au cœur, c’est le besoin de paraître intelligent"
Cette analyse me semble plutôt réductrice du fait que l'écriture est plus complexe par certains que d'autres. Mélanger Proust, Balzac et fonctionnement du cerveau est... osé.
Finalement, je me demande d'ailleurs s'il ne s'agit peut-être pas d'une affirmation volontairement exagérée pour froisser des susceptibilités et ainsi générer des commentaires de quelques lecteurs outrés alimentant ainsi de buzz les fameux réseaux sociaux que vous évoquez comme étant la cible à privilégier aujourd'hui.
je partage le début de votre commentaire mais je me garderai bien de porter un jugement global sur l'autrice qui a certainement de belles qualités. Un texte ne définit pas toute une personnalité
peut-être ceci ?
"Mais bon, mon commentaire est peut-être bien trop compliqué pour que l’autrice le lise."
Mais peut-être ai-je aussi interprété votre commentaire 😊
La narration de Marcel Proust n’a pas vocation à avoir de l’impact sur Internet, mais à emporter, le lecteur dans une vraie symphonie littéraire. On peut lui préférer Zola, tout aussi brillant, mais avec un narratif plus accessible. Mais malheureusement, ceux qui ont de l’impact sur Internet n’écrivent pas. Ils font des copier coller de la soupe indigeste mal cuisinée par leur in intelligence artificielle.
Comparer Linkedin à Zola me semble un grand honneur pour 99% des contenus surtout à l’heure de Chatpt 😅
qu’on apprécie Proust ou pas ce qui marque dans les deux extraits c’est le style unique, pictural chez Zola, tortueux chez Proust, qui puise dans les richesses de la langue et incarne le propos du roman. À titre personnel je continue d’apprécier particulièrement les créateurs de contenus qui développent une patte singulière et parviennent certes à exprimer les idées de façon simple, mais dans une langue riche, créative. Et je suis sûre que sur Substack pour le coup, ils tirent leur épingle du jeu !
Je pense que toute écriture finira par trouver son lecteur. Il faut simplement comprendre le but de son écriture.
Moi, j’écris « comme Proust » – bon, pas vraiment, mais mes pensées sont abondantes et je ne les simplifie pas. Parce que je cherche un lecteur tout aussi complexe. Et je m’en fiche s’il n’y en a pas beaucoup.
Ensuite, j’ai écrit un livre sur la créativité et la consommation comme moteurs de la vie, avec pour objectif de raconter une théorie scientifique assez lourde dans un langage simple – pour que le plus de gens possible puissent la comprendre. J’y adopte un style d’écriture complètement différent.
Et puis il y a encore un autre public cible : les algorithmes de LinkedIn. Ce travail-là, je le confie aux robots 😄 Ils se comprennent mieux entre eux. Et les posts deviennent parfois plus populaires que ceux écrits par des humains.
Hello, je te signale juste une petite coquille : il est écrit 1985 au lieu de 1885 pour Zola. Je pense que, pour le coup, cela n'aura empêché personne de cerner ton propos, mais sait-on jamais.
J'en profite pour te dire que je suis complètement d'accord sur le fond (même si je suis rarement objective lorsqu'on me parle de Zola que j'aime d'amour). J'aimerais juste témoigner du fait qu'il est également délicieux de se perdre dans les pages de Proust une fois qu'on a réussi à entrer dans son univers - ce qui, certes, peut prendre un certain temps et ne se fait pas dans n'importe quel contexte !
Oui merci ! Je l’ai corrigé sur la version en ligne (mais trop tard pour les e-mails envoyés malheureusement …).
J'aime beaucoup la notion de “système 1 vs système 2”. Sur les réseaux, on ne gagne pas parce qu’on est le plus brillant, mais parce qu’on est le plus clair. La simplicité n’est pas une perte d’intelligence, c’est au contraire une preuve de maîtrise.
Less is more. 😇
Proust est universel mais c’est un peu réducteur, ce rapport psychanalytique à la mère. Il a dit bien d’autres choses, notamment cette démonstration que l’idée de l’amour est supérieure à l’amour, son analyse de la société, etc.