Le fait de donner à lire à l’IA les livres que tu lis est un sacré sujet totalement ignoré par les pouvoirs publiques et les individus : quid du droit d’auteur quand je contenu est donné à une machine qui pourra s’en resservir de façon illimité, le transformer etc. Je sais qu’il y a une maison d’édition qui précise dans la couverture de ses ouvrages que leur utilisation par IA n’est pas autorisée mais c’est la seule et rien n’empêche…
Honnêtement, je pense que nous dépassons largement les 70% de posts sur LinkedIn. Comme le montre le récent scandale avec Hank Green aux US, la transparence sur l’utilisation de la l'AI par les créateurs devient cruciale. Merci pour ce post. 😊
je me sers de l'IA pour corriger les fautes d'orthographe, et parfois faire des résumés
mais les résumés qu'il sort sont absolument illisibles, ça me donne la nausée, je préfère encore écrire moi-même
je ne sais pas comment font les gens pour lire de l'IA
si les gens n'ont pas pris la peine de l'écrire, je ne vois pas pourquoi je prendrais la peine de le lire, et surtout je ne vois pas pourquoi je ne parlerais pas directement à l'IA
notez que faire du contenu vidéo règle ce problème, et on m'a récemment proposé de faire un podcast avec quelqu'un qui fait du copier-coller d'IA : je m'en suis rendu compte en 2 min, il ne comprenait rien à ce qu'il disait
bref, il y aura toujours des résistants, et je ferai partie de ceux-là
Je vois ça d'un très mauvais œil personnellement. Et je sais que c'est paradoxal parce qu'à l'époque où est arrivée l'ordinateur, l'accès à Internet, j'étais jeune ado et je passais mon temps libre devant mon écran. Je trouvais les adultes "reac" de ne pas "vivre avec leur temps". Et me voilà moi, à la fin de ma trentaine, à avoir la même méfiance envers une autre évolution, celle de l'IA. Que ce soit l'intelligence artificielle ou l'usage intensif des écrans dans notre société d'aujourd'hui, ce pour quoi je milite dans le fond, c'est de maintenir notre capacité à réflechir, à développer une pensée critique, et à encourager le processus créatif personnel. Derrière tous ces sujets qui abordent l'IA, on oublie de parler des dommages que cela va engendrer dans quelques décennies, lorsque nous aurons suffisamment de données empiriques pour établir un lien de cause à effet, qui en soi est déjà attesté, entre l'usage de ces outils et autres algorithmes qui développent le scrolling infini, l'addiction, sur la santé physique, mentale et émotionnelle. En ça, c'est très dangereux. Et la santé étant une valeur centrale dans ma vie, je ne peux pas en ce sens être favorable à l'IA. Mais elle est là. Et chacun a le choix. Que personne ne tombe dans le piège de croire que nous ne l'avons pas.
Je suis 100% d'accord avec toi, et je pense d'ailleurs qu'il est délicat de comparer l'arrivée de l'ordinateur et d'internet avec celle de l'IA, étant donné qu'aujourd'hui, tout va plus vite (trop vite), et que l'humain n'a pas le temps et ne peut pas s'adapter en si peu de temps, sans qu'il n'y ait d'impact délétère sur sa santé, son esprit critique, sa vie en général (sans parler des impacts autres...). A qui cela profite, c'est la vraie question, mais pas à l'ensemble de la population selon moi. Et clairement OUI nous avons toujours le choix !
Moi, ça me fait penser aux algorithmes. On consomme tellement qu’on ne sait plus produire une pensée qui nous est propre. Refuser l’IA (ou se forcer à faire sans), c’est continuer à penser par soi même. Plus difficile mais bien plus épanouissant.
Moi, je n'ai absolument aucun avis, ni partie prie, c'est un outil, comme le marteau 🔨 pour un forgeron.
Je dirais juste que, comme tout les outils, si l'utilisateur n'a pas mes bases du domaine qu'il exploite, cela peu être dangereux dans le sens que la personne n'aura pas les éléments pour confirmer ou infirmer sont contenue.
J'ai pu observer des tests sur quelques IA, comme Claude, Chatgpt... pour les testé sur les épreuves de la Certification Voltaire, et les résultats sont plutôt médiocre, entre 40 et 47% de réussite générale.
Après chacun y vois ce qu'il veux y voir.
Moi j'utilise Euria pour corriger mes tests, comme Antidote ne passe pas sur mon appareil.
Je crois qu'il faut aussi se poser la question simple vis à vis de son utilisation : qu'est-ce que je gagne vraiment comme temps ?
En reorenant ton exemple, je pense sincèrement que passer 6h sur une tâche au lieu de 30 minutes, c'est nécessaire.
Je parle d'écriture, d'un temps long.
Ça dépend ce que l'on écrit, bien entendu.
Comment peut-on vraiment aborder un concept sans lui tourner autour, le laisser reposer pour mieux le reprendre après ?
30 minutes, c'est trop peu à mon avis.
Cette "perte" de temps, nous défini en tant qu'être pensant, et cette forme de souffrance à trouver les bons mots est finalement ce qui nous pousse à continuer à écrire. Car c'est aussi une réelle joie de les trouver, enfin...
Comme lorsque l'on termine une grille de mots flechés, ou n'importe quelle activité qui nécéssite un peu de se bouger les neurones.
Même si la machine y arrive. Quel interêt ?
C'est comme s'amputer du plaisir de créer, de s'améliorer.
Peut-être qu'un jour, ces 6h ne prendront plus que 5, ou encore moins avec l'expèrience.
Je profite de cet espace pour te conseiller de lire : de la bêtise artificielle, de Anne Alombert.
Cer ouvrage a participé à changer un peu mon regard sur l'utilisation de L'IA et surtout de comprendre certains points à retenir.
Je suis bien décidé à be plus l'utiliser et j'ai bien du mal. J'avoue.
Perso, je reste sceptique sur l utilisation de l IA sur le long terme, du fait de son impact sur le système écologique. On finira bien, un jour, mettre dans la balance le positif et le négatif, et l utiliser pour faire ce que l être humain sait déjà très bien faire, à savoir écrire, le prix à payer n est-il pas trop élevé ? Peut-être qu un jour son utilisation ne sera limitée qu à des activités que l humain ne peut faire seul, tant les conséquences sur l équilibre naturel et biologique de la Terre sont désastreuses ?
Désolée d’être le poil à gratter. Qui est prêt à vivre à côté d’un data center? Combien de temps va-t-on omettre notre empreinte écologique dans tout cela? Certains jeunes refusent l’IA pour cela. Mes enfants me questionnent sur notre responsabilité. Un jour sans doute serons nous limités dans son utilisation. Certains pourront payer et d’autres pas.
Que je vouvoie ou que je te tutoie, ça ne changera rien. Du moment qu’il y a du respect, même si nous ne connaissions pas.
Pour donner une idée concrète : en 2026, la consommation totale des data centers devrait atteindre 1 050 TWh, soit l'équivalent de la consommation électrique d'un pays comme le Japon.
Cela représente environ 8 à 10% de la production électrique mondiale, un chiffre qui ne cesse de grimper.
L’IA ne représente pas encore la majorité de ce total. En 2025, les data centers dédiés à l'IA ont consommé environ 155 TWh, soit seulement 0,49% de l'électricité mondiale.
Les réseaux sociaux, le streaming et les sites web classiques pèsent encore beaucoup plus lourd dans la balance.
Mais la tendance est en train de s'inverser très vite.
D'abord, parce que l'IA est beaucoup plus gourmande par requête : une recherche avec IA consomme environ 2,9 Wh, soit près de 10 fois plus qu'une recherche Google classique. Les modèles avec raisonnement peuvent même grimper à 50 Wh par requête.
Ensuite et c'est le point crucial, ce n'est pas l'entraînement des modèles qui pose le plus problème, mais leur utilisation quotidienne.
L'inférence (chaque requête adressée à ChatGPT, Claude ou autre) représente déjà les 2 tiers de la charge de calcul IA en 2026, contre un tiers en 2023. Et ce n'est que le début : à terme, l'inférence pourrait absorber jusqu'à 90 % du coût énergétique total d'un modèle sur toute sa durée de vie.
Aujourd'hui, le constat de départ est juste en volume global, mais l'IA est le moteur de croissance le plus rapide et le plus énergivore par unité. Et comme son usage explose, elle va très vite rattraper puis dépasser le reste.
Ah, ah... Le vieux débat sur la technologie. Tu parles de l'arrivée de la machine à écrire, et de celle de l'ordinateur portable comme le changement des pratiques. Et l'impératif de s'adapter à son temps.
Je pense que l'IA contient une autre dimension. Est-ce peut-être parce que tel contient une part anthropomorphique inconsciente ?
PS/ la photo semble être prise aux Hortillonages d'Amiens. Est-ce le cas ?
Avec beaucoup moins d'expérience que toi, j'en suis arrivée à ma même conclusion.
L'IA est une très bonne assistante quand elle est bien paramétrée.
Et ma conviction, c'est que plus on formera nos clients à savoir s'en servir de manière raisonnée, plus la tentation de l'utiliser pour tout et pour rien se réduire.
Tu touches du doigt quelque chose qui va au delà de l’écriture.
Quand une IA est capable de faire des maquettes de site en 30min, quid des UX/UI et graphistes ?
Quand elle est capable de faire des montage vidéo, des photos réalistes, des site web et app en quelques heures, où se situe l’expertise, la compétence et l’expérience acquises pendant des années ?
Au milieu de tout ça sans doute.. c’est encore flou pour l’ensemble des personnes travaillant dans ces milieux. Mais je pense que tu observes et adoptes les bons réflexes.
Le slop est là, dans les images, les textes, le code. Et il sera toujours là, quelques soit l’agent, harnais, boucle d’agent car un LLM tend vers le consensus, soit la médiocrité. Ce n’est que des probabilités basés sur l’ensemble de l’internet. Et on sait tous que l’internet mainstream pond du médiocre.
S’en servir comme chercheur, analyste, explorateur sont les meilleurs façons de travailler avec lui.
Très intéressant cet article qui me permet de voir ce que d'autres auteurs se disent sur l'IA et j'suis globalement assez d'accord avec ce que vous écrivez. J'ai beaucoup cheminé sur le sujet également et je me permets donc de partager mon ressenti.
Je parle en tant qu'auteure, depuis mon plus jeune âge. Il y a eu, en effet, un sentiment d'inquiétude qui s'est mêlé de frustration, à l'arrivée de l'IA. Les gens qui n'écrivent pas viennent mettre des bases de données d'écriture, identifient les noms des meilleurs auteurs, font réfléchir l'IA contre elle, mettent les articles "comment reconnaitre un article écrit par l'IA" et demande à la leur de ne pas écrire en suivant ces recommandations.. les moyens sont illimités pour se faire passer pour un auteur avéré...
Puis ensuite, j'ai réfléchi la question et en vérité, qu'est ce que ça venait déclencher chez moi ? Avoir peur qu'une IA sans âme vienne me concurrencer ? avoir peur que des gens qui écrivent grâce à son aide viennent me surpasser ? A vrai dire, l'IA ne pourra jamais concurrencer nos souvenirs, qui ne peuvent pas être inventés, qui ne peuvent pas être ressentis de manière aussi unique que quelqu'un d'autre que nous.
Et puis, pourquoi écrit-on ? Parce que c'est ce qui nous drive au plus profond de nous, c'est viscéral. Même si l'IA faisait mieux que moi, et même si les autres écrivent mieux que moi, le plus important c'est ce que l'écriture amène dans ma vie. J'écris pour moi, parce qu'écrire c'est mon essence, écrire c'est ma manière de m'exprimer, c'est ma manière d'évacuer quand j'en ai besoin, et ça peu importe ce qu'on écrit à côté, ça ne changera ni mon rapport à l'écriture ni ce que ça m'apporte.
Du milieu moi aussi. Et j’avoue que je repère de mieux en mieux les écrits IA. Et ciel ! Comme cela me lasse et m’inquiète aussi. Plus d’efforts, plus de recherche personnelle, plus de correction, finalement fini le plaisir de lire et d’apprécier les différents styles. Je m’attache encore plus aux auteurs écrivains qui savent écrire brillamment pour certains.
Je viens de lire assez rapidement votre prose qui me va bien, que je trouve tout à fait sensée. Je suis du monde des ingénieurs et je suis passé à la gestion. ma spécialité, c'est l'argent. Pas mon propre argent, car j'ai réglé ce problème définitivement au Koweït à l'âge de 23 ans en 1975. Le Koweït sortait entre 1 et 2 millions de barils par jour dans les années 1970. Il en sort 3 millions de barils par jour, et il pourrait fort bien s'en passer, car la rente des pétrodollars a été transformée en des rentes ordinaires avec des actifs partout dans le monde. Si le Koweït est tenu de sortir dans les 3 millions de barils, quand tout va bien dans cette région instable, c'est plus pour des questions d'ordre politique. J'ai donc vu le pétrole, puis le BTP, et enfin les télécoms et les gafas, et maintenant, le vrai sujet qui amuse et inquiète parfois, c'est l'IA. Enseigner l'art de ramasser de l'argent avec une pelle, cela n'est pas simple ! Enseigner l'art de conserver la fortune de sa grand tante ou de son grand père, cela n'est pas simple du tout ! Si vous observez des êtres humains, vous voyez que certains ont des "mains en or". Vous avez vous-même, des mains en or, en tous les cas, je vous invite à les regarder désormais en disant qu'elles sont en or ! Vos dix doigts vous servent à taper sur un petit clavier, de plus en plus petit parfois, et j'admire toutes ces jeunes personnes qui tapotent en région île de France et dans les transports en commun, et hop ! cela part dans le monde entier. Début septembre, je retrouve le monde de l'argent, mais ce sera de l'argent essentiellement privé, une petite somme aux yeux des montagnes d'argent public qui doivent être gérées au niveau de Bercy, montagne qui donne un peu de souci, puisqu'il s'agirait d'une dette. Moi, la dette, je m'en fous ! On a créé en France ce concept de l'argent infini, dès qu'il est réservé à de l'argent ciblé service public. Par contre, l'argent avec caractère gestion privée dominante est beaucoup plus rare et délicat à obtenir, et vous êtes merveilleusement bien placée pour en avoir une idée exacte, puisque tout vient de l'agilité de vos dix petits doigts piloté par une cervelle qui se trouve dans votre certainement jolie tête. Dès début septembre je m'y mets, et il s'agit de trouver des financements essentiellement privés pour compléter la rénovation d'un Campus qui se trouve à Cachan, très facile d'accès par la ligne RER B. 60 millions d'euros, déjà assez largement financé par la dette auprès de banques, et il s'agit d'une dette privée. Mais là, les financiers en charge de cette "petite affaire" me disent : on est au bout, "on ne peut plus emprunter...". Bien sûr, moi, je m'amuse, car on peut toujours emprunter en agitant le nom de Paris. Il suffit d'appeler le Campus Paris Cachan. Si
Le fait de donner à lire à l’IA les livres que tu lis est un sacré sujet totalement ignoré par les pouvoirs publiques et les individus : quid du droit d’auteur quand je contenu est donné à une machine qui pourra s’en resservir de façon illimité, le transformer etc. Je sais qu’il y a une maison d’édition qui précise dans la couverture de ses ouvrages que leur utilisation par IA n’est pas autorisée mais c’est la seule et rien n’empêche…
En effet, c'est peut-être un autre problème à soulever
Honnêtement, je pense que nous dépassons largement les 70% de posts sur LinkedIn. Comme le montre le récent scandale avec Hank Green aux US, la transparence sur l’utilisation de la l'AI par les créateurs devient cruciale. Merci pour ce post. 😊
je me sers de l'IA pour corriger les fautes d'orthographe, et parfois faire des résumés
mais les résumés qu'il sort sont absolument illisibles, ça me donne la nausée, je préfère encore écrire moi-même
je ne sais pas comment font les gens pour lire de l'IA
si les gens n'ont pas pris la peine de l'écrire, je ne vois pas pourquoi je prendrais la peine de le lire, et surtout je ne vois pas pourquoi je ne parlerais pas directement à l'IA
notez que faire du contenu vidéo règle ce problème, et on m'a récemment proposé de faire un podcast avec quelqu'un qui fait du copier-coller d'IA : je m'en suis rendu compte en 2 min, il ne comprenait rien à ce qu'il disait
bref, il y aura toujours des résistants, et je ferai partie de ceux-là
bon courage !
Et encore, pour les fautes d'orthographe t'as d'autres outils qui existent depuis la nuit des temps !
J'imagine que ce moment avec cette personne devait être gênant 😐
c’était épique 😋 j’imagine que ça va arriver de plus en plus souvent !
Je vois ça d'un très mauvais œil personnellement. Et je sais que c'est paradoxal parce qu'à l'époque où est arrivée l'ordinateur, l'accès à Internet, j'étais jeune ado et je passais mon temps libre devant mon écran. Je trouvais les adultes "reac" de ne pas "vivre avec leur temps". Et me voilà moi, à la fin de ma trentaine, à avoir la même méfiance envers une autre évolution, celle de l'IA. Que ce soit l'intelligence artificielle ou l'usage intensif des écrans dans notre société d'aujourd'hui, ce pour quoi je milite dans le fond, c'est de maintenir notre capacité à réflechir, à développer une pensée critique, et à encourager le processus créatif personnel. Derrière tous ces sujets qui abordent l'IA, on oublie de parler des dommages que cela va engendrer dans quelques décennies, lorsque nous aurons suffisamment de données empiriques pour établir un lien de cause à effet, qui en soi est déjà attesté, entre l'usage de ces outils et autres algorithmes qui développent le scrolling infini, l'addiction, sur la santé physique, mentale et émotionnelle. En ça, c'est très dangereux. Et la santé étant une valeur centrale dans ma vie, je ne peux pas en ce sens être favorable à l'IA. Mais elle est là. Et chacun a le choix. Que personne ne tombe dans le piège de croire que nous ne l'avons pas.
Merci beaucoup pour ton partage Lolita :)
Je suis 100% d'accord avec toi, et je pense d'ailleurs qu'il est délicat de comparer l'arrivée de l'ordinateur et d'internet avec celle de l'IA, étant donné qu'aujourd'hui, tout va plus vite (trop vite), et que l'humain n'a pas le temps et ne peut pas s'adapter en si peu de temps, sans qu'il n'y ait d'impact délétère sur sa santé, son esprit critique, sa vie en général (sans parler des impacts autres...). A qui cela profite, c'est la vraie question, mais pas à l'ensemble de la population selon moi. Et clairement OUI nous avons toujours le choix !
Effectivement, tout va plus vite, c'est une nuance importante.
Moi, ça me fait penser aux algorithmes. On consomme tellement qu’on ne sait plus produire une pensée qui nous est propre. Refuser l’IA (ou se forcer à faire sans), c’est continuer à penser par soi même. Plus difficile mais bien plus épanouissant.
DEEP
De plus en plus difficile oui. Mais faisable ! Tu n'utilises pas du tout l'IA toi ?
Moi, je n'ai absolument aucun avis, ni partie prie, c'est un outil, comme le marteau 🔨 pour un forgeron.
Je dirais juste que, comme tout les outils, si l'utilisateur n'a pas mes bases du domaine qu'il exploite, cela peu être dangereux dans le sens que la personne n'aura pas les éléments pour confirmer ou infirmer sont contenue.
J'ai pu observer des tests sur quelques IA, comme Claude, Chatgpt... pour les testé sur les épreuves de la Certification Voltaire, et les résultats sont plutôt médiocre, entre 40 et 47% de réussite générale.
Après chacun y vois ce qu'il veux y voir.
Moi j'utilise Euria pour corriger mes tests, comme Antidote ne passe pas sur mon appareil.
Merci beaucoup pour ton point de vue :)
Je crois qu'il faut aussi se poser la question simple vis à vis de son utilisation : qu'est-ce que je gagne vraiment comme temps ?
En reorenant ton exemple, je pense sincèrement que passer 6h sur une tâche au lieu de 30 minutes, c'est nécessaire.
Je parle d'écriture, d'un temps long.
Ça dépend ce que l'on écrit, bien entendu.
Comment peut-on vraiment aborder un concept sans lui tourner autour, le laisser reposer pour mieux le reprendre après ?
30 minutes, c'est trop peu à mon avis.
Cette "perte" de temps, nous défini en tant qu'être pensant, et cette forme de souffrance à trouver les bons mots est finalement ce qui nous pousse à continuer à écrire. Car c'est aussi une réelle joie de les trouver, enfin...
Comme lorsque l'on termine une grille de mots flechés, ou n'importe quelle activité qui nécéssite un peu de se bouger les neurones.
Même si la machine y arrive. Quel interêt ?
C'est comme s'amputer du plaisir de créer, de s'améliorer.
Peut-être qu'un jour, ces 6h ne prendront plus que 5, ou encore moins avec l'expèrience.
Je profite de cet espace pour te conseiller de lire : de la bêtise artificielle, de Anne Alombert.
Cer ouvrage a participé à changer un peu mon regard sur l'utilisation de L'IA et surtout de comprendre certains points à retenir.
Je suis bien décidé à be plus l'utiliser et j'ai bien du mal. J'avoue.
Perso, je reste sceptique sur l utilisation de l IA sur le long terme, du fait de son impact sur le système écologique. On finira bien, un jour, mettre dans la balance le positif et le négatif, et l utiliser pour faire ce que l être humain sait déjà très bien faire, à savoir écrire, le prix à payer n est-il pas trop élevé ? Peut-être qu un jour son utilisation ne sera limitée qu à des activités que l humain ne peut faire seul, tant les conséquences sur l équilibre naturel et biologique de la Terre sont désastreuses ?
Désolée d’être le poil à gratter. Qui est prêt à vivre à côté d’un data center? Combien de temps va-t-on omettre notre empreinte écologique dans tout cela? Certains jeunes refusent l’IA pour cela. Mes enfants me questionnent sur notre responsabilité. Un jour sans doute serons nous limités dans son utilisation. Certains pourront payer et d’autres pas.
Tu es au courant que ce n'est pas l'IA qui consomme le plus ?
Nous ne nous connaissons pas. Merci de me vouvoyer. N’hésitez pas à d’argumenter. Que comparer vous? À quoi vous référez vous ? Merci
Que je vouvoie ou que je te tutoie, ça ne changera rien. Du moment qu’il y a du respect, même si nous ne connaissions pas.
Pour donner une idée concrète : en 2026, la consommation totale des data centers devrait atteindre 1 050 TWh, soit l'équivalent de la consommation électrique d'un pays comme le Japon.
Cela représente environ 8 à 10% de la production électrique mondiale, un chiffre qui ne cesse de grimper.
L’IA ne représente pas encore la majorité de ce total. En 2025, les data centers dédiés à l'IA ont consommé environ 155 TWh, soit seulement 0,49% de l'électricité mondiale.
Les réseaux sociaux, le streaming et les sites web classiques pèsent encore beaucoup plus lourd dans la balance.
Mais la tendance est en train de s'inverser très vite.
D'abord, parce que l'IA est beaucoup plus gourmande par requête : une recherche avec IA consomme environ 2,9 Wh, soit près de 10 fois plus qu'une recherche Google classique. Les modèles avec raisonnement peuvent même grimper à 50 Wh par requête.
Ensuite et c'est le point crucial, ce n'est pas l'entraînement des modèles qui pose le plus problème, mais leur utilisation quotidienne.
L'inférence (chaque requête adressée à ChatGPT, Claude ou autre) représente déjà les 2 tiers de la charge de calcul IA en 2026, contre un tiers en 2023. Et ce n'est que le début : à terme, l'inférence pourrait absorber jusqu'à 90 % du coût énergétique total d'un modèle sur toute sa durée de vie.
Aujourd'hui, le constat de départ est juste en volume global, mais l'IA est le moteur de croissance le plus rapide et le plus énergivore par unité. Et comme son usage explose, elle va très vite rattraper puis dépasser le reste.
Ah, ah... Le vieux débat sur la technologie. Tu parles de l'arrivée de la machine à écrire, et de celle de l'ordinateur portable comme le changement des pratiques. Et l'impératif de s'adapter à son temps.
Je pense que l'IA contient une autre dimension. Est-ce peut-être parce que tel contient une part anthropomorphique inconsciente ?
PS/ la photo semble être prise aux Hortillonages d'Amiens. Est-ce le cas ?
Avec beaucoup moins d'expérience que toi, j'en suis arrivée à ma même conclusion.
L'IA est une très bonne assistante quand elle est bien paramétrée.
Et ma conviction, c'est que plus on formera nos clients à savoir s'en servir de manière raisonnée, plus la tentation de l'utiliser pour tout et pour rien se réduire.
Tout du moins je l'espère.
Quand on est dyslexique se faire corriger et améliorer par l’IA c’est juste incroyable!
Tu touches du doigt quelque chose qui va au delà de l’écriture.
Quand une IA est capable de faire des maquettes de site en 30min, quid des UX/UI et graphistes ?
Quand elle est capable de faire des montage vidéo, des photos réalistes, des site web et app en quelques heures, où se situe l’expertise, la compétence et l’expérience acquises pendant des années ?
Au milieu de tout ça sans doute.. c’est encore flou pour l’ensemble des personnes travaillant dans ces milieux. Mais je pense que tu observes et adoptes les bons réflexes.
Le slop est là, dans les images, les textes, le code. Et il sera toujours là, quelques soit l’agent, harnais, boucle d’agent car un LLM tend vers le consensus, soit la médiocrité. Ce n’est que des probabilités basés sur l’ensemble de l’internet. Et on sait tous que l’internet mainstream pond du médiocre.
S’en servir comme chercheur, analyste, explorateur sont les meilleurs façons de travailler avec lui.
Le jugement et le goût doit rester humain.
Très intéressant cet article qui me permet de voir ce que d'autres auteurs se disent sur l'IA et j'suis globalement assez d'accord avec ce que vous écrivez. J'ai beaucoup cheminé sur le sujet également et je me permets donc de partager mon ressenti.
Je parle en tant qu'auteure, depuis mon plus jeune âge. Il y a eu, en effet, un sentiment d'inquiétude qui s'est mêlé de frustration, à l'arrivée de l'IA. Les gens qui n'écrivent pas viennent mettre des bases de données d'écriture, identifient les noms des meilleurs auteurs, font réfléchir l'IA contre elle, mettent les articles "comment reconnaitre un article écrit par l'IA" et demande à la leur de ne pas écrire en suivant ces recommandations.. les moyens sont illimités pour se faire passer pour un auteur avéré...
Puis ensuite, j'ai réfléchi la question et en vérité, qu'est ce que ça venait déclencher chez moi ? Avoir peur qu'une IA sans âme vienne me concurrencer ? avoir peur que des gens qui écrivent grâce à son aide viennent me surpasser ? A vrai dire, l'IA ne pourra jamais concurrencer nos souvenirs, qui ne peuvent pas être inventés, qui ne peuvent pas être ressentis de manière aussi unique que quelqu'un d'autre que nous.
Et puis, pourquoi écrit-on ? Parce que c'est ce qui nous drive au plus profond de nous, c'est viscéral. Même si l'IA faisait mieux que moi, et même si les autres écrivent mieux que moi, le plus important c'est ce que l'écriture amène dans ma vie. J'écris pour moi, parce qu'écrire c'est mon essence, écrire c'est ma manière de m'exprimer, c'est ma manière d'évacuer quand j'en ai besoin, et ça peu importe ce qu'on écrit à côté, ça ne changera ni mon rapport à l'écriture ni ce que ça m'apporte.
Du milieu moi aussi. Et j’avoue que je repère de mieux en mieux les écrits IA. Et ciel ! Comme cela me lasse et m’inquiète aussi. Plus d’efforts, plus de recherche personnelle, plus de correction, finalement fini le plaisir de lire et d’apprécier les différents styles. Je m’attache encore plus aux auteurs écrivains qui savent écrire brillamment pour certains.
Je viens de lire assez rapidement votre prose qui me va bien, que je trouve tout à fait sensée. Je suis du monde des ingénieurs et je suis passé à la gestion. ma spécialité, c'est l'argent. Pas mon propre argent, car j'ai réglé ce problème définitivement au Koweït à l'âge de 23 ans en 1975. Le Koweït sortait entre 1 et 2 millions de barils par jour dans les années 1970. Il en sort 3 millions de barils par jour, et il pourrait fort bien s'en passer, car la rente des pétrodollars a été transformée en des rentes ordinaires avec des actifs partout dans le monde. Si le Koweït est tenu de sortir dans les 3 millions de barils, quand tout va bien dans cette région instable, c'est plus pour des questions d'ordre politique. J'ai donc vu le pétrole, puis le BTP, et enfin les télécoms et les gafas, et maintenant, le vrai sujet qui amuse et inquiète parfois, c'est l'IA. Enseigner l'art de ramasser de l'argent avec une pelle, cela n'est pas simple ! Enseigner l'art de conserver la fortune de sa grand tante ou de son grand père, cela n'est pas simple du tout ! Si vous observez des êtres humains, vous voyez que certains ont des "mains en or". Vous avez vous-même, des mains en or, en tous les cas, je vous invite à les regarder désormais en disant qu'elles sont en or ! Vos dix doigts vous servent à taper sur un petit clavier, de plus en plus petit parfois, et j'admire toutes ces jeunes personnes qui tapotent en région île de France et dans les transports en commun, et hop ! cela part dans le monde entier. Début septembre, je retrouve le monde de l'argent, mais ce sera de l'argent essentiellement privé, une petite somme aux yeux des montagnes d'argent public qui doivent être gérées au niveau de Bercy, montagne qui donne un peu de souci, puisqu'il s'agirait d'une dette. Moi, la dette, je m'en fous ! On a créé en France ce concept de l'argent infini, dès qu'il est réservé à de l'argent ciblé service public. Par contre, l'argent avec caractère gestion privée dominante est beaucoup plus rare et délicat à obtenir, et vous êtes merveilleusement bien placée pour en avoir une idée exacte, puisque tout vient de l'agilité de vos dix petits doigts piloté par une cervelle qui se trouve dans votre certainement jolie tête. Dès début septembre je m'y mets, et il s'agit de trouver des financements essentiellement privés pour compléter la rénovation d'un Campus qui se trouve à Cachan, très facile d'accès par la ligne RER B. 60 millions d'euros, déjà assez largement financé par la dette auprès de banques, et il s'agit d'une dette privée. Mais là, les financiers en charge de cette "petite affaire" me disent : on est au bout, "on ne peut plus emprunter...". Bien sûr, moi, je m'amuse, car on peut toujours emprunter en agitant le nom de Paris. Il suffit d'appeler le Campus Paris Cachan. Si